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Aujourd’hui, un groupe de médecins et de professionnels de santé s’érige en gardien de « Science », en niant par là-même la capacité de discernement de centaines de millions de patients dans le monde qui ont recours aux médecines alternatives. Tandis que l’OMS soutient que les médecines alternatives ont une vraie place au sein du système de santé, ces censeurs rejettent pêle-mêle tout ce qui échappe à leur vision de la médecine. Ils mentionnent le Serment d’Hippocrate, mais c’est bien par fidélité à ce serment, que les médecins homéopathes ont choisi d’ajouter de longues études à leur cursus classique, pour traiter les patients qui ne trouvaient pas de solution satisfaisante à leurs souffrances. L’ap proche homéopathique , qui prend en compte la globalité et l’individualité du patient , leur a permis d’obtenir , comme leurs prédécesseurs au fil des siècles, de remarquables succès thérapeutiques.
Comme tout médecin, l’homéopathe fait un diagnostic de maladie et définit les indications et limites de sa pratique . C’est une étape incontournable , mais son champ d’expertise complémentaire exige qu’il fasse un pas de plus à la rencontre du patient et de sa façon personnelle de vivre sa maladie. La prescripti on du médicament correspond ant à la totalité du cas , qu’elle soit isolée ou en complémentarité des traitements conventionnels , est le fruit d’une démarche rigoureuse et encadrée .
Comment passer sous silence l’accession au rang de priorité de santé publique de l’homéopathie en Inde, où elle est représentée par un ministère spécifique. Elle est également intégrée au système de santé publique au Brésil, au Chili, au Mexique, au Paki stan, en Suisse…
Chacun sait que l’homéopathie est dépourvue d’effets secondaires toxiques lorsqu’elle est prescrite conformément au respect de règles clairement énoncées.C’est d’ailleurs une des raisons de son succès croissant auprès des patients , à la recherche de traitements dénués d’effets secondaires.
Rendre les médecines alternatives responsables de la défiance du public vis à vis de la médecine conventionnelle est une façon illusoire de détourner les vraies questions de responsabilité dans le contexte actuel des scandales de santé publique. 10.000 morts par an en France du fait de la prise de médicaments mal dosés, mal associés ou pris en dépit des règles de prudence 1 , 783 . 000 décès par an aux USA directement imputables à la médecine conventionnelle 2 . Une erreur médicale commise par un homéopathe sera montée en épingle et fera l’objet d’une campagne de dénigrement de la méthode, alors que celle-ci n’y est pour rien !
Avec un tube de granules homéopathiques qui coûte en moyenne 2 euros, on est loin du compte si on le compare au prix exorbitant de certains traitements. Si nous ajoutons les coûts également pharaoniques liés aux complications médicamenteuses, largement docume ntés par l’étude américaine pré citée, il devient cocasse d’affirmer que rembourser le médicament homéopathique revient à gaspiller l’argent public ! Avec 2 00 millions de personnes qui se soignent par homéopathie dans le monde, le marché homéopathique ne représente que 0,3% du marché mondial du médicament.
2 L’allégation selon laquelle il n’y a pas de preuve d’une efficacité de l’homéopathie repose sur des travaux conte stables . Le Dr. Richard Horton, éditeur en chef de la prestigieuse revue « The Lancet » déclare 4 que la moitié de la littérature est fausse, sa collègue la Dr. Marcia Angell, rédactrice en chef du New England Journal of Medicine, dit « qu’il n ’est plus possible de croire une grande partie de la recherche ». Aujourd’hui, toutes les autorités de santé qui légifèrent sur l’homéopathie s’appuienten particulier sur deux méta-analyse s .
Ø La première est celle du Lancet publiée en 2005. Le biais utilisé 5 n’aurait été accepté pour aucune ét ude de médecine conventionnelle. Ce biais était évident pour qui se donnait la peine de ne pas s’arrêter à la conclusion. C’est ainsi qu’a été lancé e une campagne médiatique internationale fallacieuse à l’encontre de l’hom éopathie 6 .
Ø La deuxième est la méta – analyse australienne du NHMRC (National Health and Medical Research Council ) de 2015.E lle exclu t 90% des études fournies et se fonde seulement sur 5 études sélectionnées parmi les 1800 .Cet organisme a appliqué une succession de filtres arbitraires et de critères de fiabilité qu’il ne s’était jamais appliqué s à lui – même 7 et fait l’objet d’une contre – expertise .
Le rapport « Health Technology Assessment » de 2011 préparé pour le compte des Autorités Suisses de la Santé n’est par contre jamais mentionné, qui conclut à l’efficacité de l’homéopathie !
Si l’effet plac e bo existe en homéopathie comme dans n’importe quel acte thérapeutique, son efficacité observée depuis plus de deux siècle s, quelles que soient les cultures et da ns les pathologies les plus graves, aussi bien chez les êtres humains que chez les animaux et les plantes ne saurait être réduite à cet effe t . Contrairement à ce qui se dit, l es preuves s’accumulent sur l’efficacité de l’ homéopathie malgré l e s moyens ridicules affectés à cette recherche .
Les principaux opposants à l’homéopathie ignorent en fait tout de cette médecine qui dispose d’un corpus de connaissance s colossal établipar une démarche expérimentale et qui s ’est enrichi continuellement au cours de deux si ècles d’observations cliniques.
L ’un des plus grands mathématiciens du XX ème siècle , Alexandre Grothendieck analysait les découvertes du Fondateur de l’homéopathie et s’interrogeait en ces termes sur le changement de paradigme qu’elles proposent à la Science :
« Cette médecine nouvelle qu’il a découverte et développée, et qui me semble en même temps contenir en germe une science nouvelle de vastes dimensions, va résolument à l’encontre des grands courants de pensée qui ont dominé son temps comme ils dominent encore, de façon quasi – totale, le nôtre, et notamment la médecine et les sciences de la nature telle la chimie et la physique. Elle opère avec des principes actifs si subtils, manifestement ex tra – matériels, que sa thérapeutique (dont les succès, stupéfiants pour certaines affections où la médecine traditionnelle est impuissante, sont patents depuis plus d’un siècle et demi) est comme un défi permanent aux idées éprouvées (et surtout intangibles !) qui fondent la chimie, la physique, la biologie, la physiologie depuis deux siècles ; un défi que « la science » jusqu’à aujourd’hui encore a préféré ignorer avec superbe, plutôt que de s’y confronter (au risque de devoir se repenser de fond en comble…). »
3 La réa lité est qu’a ujourd’hui, l a plupart des homéopathes exerc ent dans un esprit de confraternité avec leurs collègues “allopathes“ . L es exemples de collaboration fructueuse dans le cadre de services de Médecine Intégrative 8 sont de plus en plus nombreux et montrent non seulement une augmentation de la qualité de vie des patients traités pour maladie cancéreuse, mais aussi et surtout un gain de chance en terme s de survie.
A l’heure où la résistance aux antibiotiques, l’explosion des ma ladies chroniques et l’envolée des coûts de la santé inquiètent le monde médical et politique, n’est – il pas grand temps de rassembler toutes les forces, de dialoguer et d’ approfondir nos complémentarités, plutôt que de nous déchirer ?
S i nous voulons faire face aux nombreu x défis de santé qui attendent l’humanité , ne serait – ce que ceux induits par les désastre s écologiques , le mod èle hégémonique de l’allopathi e, ér igé en « pensée unique », est – il suffisant ?

Dr. Edouard BROUSSALIAN
Dr. Florina CARAT
Dr. Chantal CHEMLA
Dr. Bénédicte GOUDARD
Dr. Yves MAILLE
Dr. Philippe MARCHAT
Dr. Pierre POPOWSKY
Dr. Jean – Claude RAVALARD
Dr. Philippe SERVAIS
Dr. William SUERINCK
Dr. Michel de LORGERIL
Dr. Christine PAVON
Dr. Vincent RELIQUET